Redevance d’occupation du domaine public par les opérateurs de télécommunication

Pour installer leurs réseaux, les opérateurs de télécommunication utilisent largement le domaine public communal aérien, routier, du sol, du sous-sol ... Comment calculer cette redevance ? Comment la revaloriser ?


Le texte de référence en la matière est le décret n° 2005-1676 du 27 décembre 2005 relatif aux redevances d’occupation du domaine public non routier, aux droits de passage sur le domaine public routier et aux servitudes sur les propriétés privées prévus par les articles L. 45-1, L. 47 et L. 48 du code des postes et des communications électroniques.

Afin de rendre cette règlementation plus compréhensible, l’Association des Maires de France a rédigé une note synthétique extrêmement claire où tous les montants plafonds et formules de calculs sont résumés sous forme de tableaux.

 

Note de l’AMF et nouveaux montants plafonds pour 2009  

 

 


Le vote des délibérations : le vote à main levée, le vote au scrutin public et le vote au scrutin secret


Par principe, les votes des délibérations du conseil municipal ne sont soumis à aucun formalisme particulier.

 

Le vote à main levée

 En général, les conseils municipaux procèdent à un vote à main levée. Cela signifie que lèvent la main les seuls conseillers qui sont pour l’adoption du projet qui leur est soumis.

Lorsqu’il est procédé de la sorte, aucun texte n’exige qu’il soit fait mention au procès-verbal du nom des votants et de leur décision de vote.

L’article L. 2121-21 du Code général des collectivités territoriales prévoit deux types de scrutins particuliers :
 le vote au scrutin public
 le vote au scrutin secret

Dans les deux cas, la demande de scrutin porte sur un vote déterminé et non sur tous les votes de la séance. Si plusieurs votes doivent intervenir, la demande doit être renouvelée pour chaque vote.

 

Le vote au scrutin public

Le vote au scrutin public a lieu à la demande du quart des membres présents. Dans ce mode de scrutin, soit chaque conseiller fait connaître à l’appel de son nom le sens de son vote, soit chaque conseiller l’exprime sur un bulletin portant son nom. La voix du président est prépondérante en cas de partage des voix.

Le registre des délibérations doit comporter le nom des votants et l’indication du sens de leur vote.

 

Le vote au scrutin secret

Il est voté au scrutin secret : è soit lorsqu’un tiers des membres présents le réclame è soit lorsqu’il y a lieu de procéder à une nomination ou à une présentation.

En conséquence, le maire ne peut décider seul de faire voter le conseil municipal au scrutin secret sans consulter au préalable l’assemblée sur l’opportunité de ce mode de scrutin et alors même que le tiers des membres présents ne l’a pas réclamé. Une délibération prise dans de telles conditions serait illégale.

En pratique, une urne et des bulletins sont utilisés pour ce mode de scrutin ; les bulletins devant être matériellement identiques et ne porter aucun signe distinctif.

Lors du scrutin secret, s’il y a partage égal des voix, la voix du président n’est pas prépondérante (article L. 2121-10 du CGCT). Une égalité de suffrage équivaudrait donc à un rejet de la proposition.

Lorsqu’il y a à la fois une demande au scrutin public et une demande au scrutin secret, c’est le scrutin secret qui l’emporte.


 

La célébration du mariage

Le lieu
L’article 74 du Code civil dispose : " Le mariage sera célébré dans la commune où l’un des deux époux aura son domicile ou sa résidence établie par un mois au moins d’habitation continue à la date de la publication prévue par la loi".

L’article 75 du Code civil précise que le mariage doit est célébré à la mairie.

L’instruction générale relative à l’état civil du 11 mai 1999 apporte les précisions suivantes :  « 393. (…) Il convient, dans la mesure du possible, qu’une salle spéciale soit réservée à cet effet ».


Le jour et l’heure de la célébration
Le jour de la célébration est fixé par les parties (article 75 du Code civil).

L’instruction générale relative à l’état civil du 11 mai 1999 modifiée précise toutefois que l’officier de l’état civil ne saurait être contraint de prêter son ministère les dimanches et jours de fêtes légales.


Qui peut le célébrer ?
L’article 165 du Code civil indique : « Le mariage sera célébré publiquement devant l’officier de l’état civil de la commune où l’un des époux aura son domicile ou sa résidence à la date de la publication prévue par l’article 63 ».

L’article L. 2122-32 du Code général des collectivités territoriales prévoit que le maire et les adjoints sont officiers d’état civil.

En conséquence, le maire et les adjoints peuvent célébrer les mariages. Aucune délégation de fonction n’est nécessaire aux adjoints pour célébrer un mariage.

Sous certaines conditions, le mariage peut également être célébré par un conseiller municipal.
 


  

Un guide du maire sur les bruits de voisinage

Le ministère de la Santé et le Centre d’information et de documentation sur le bruit (CIDB) viennent d’éditer un guide du maire consacré aux bruits de voisinage.

Ce document synthétique est téléchargeable sur le site Internet www.bruit.fr
 

L’obligation d’accueillir les enfants en cas de grève

La loi du 20 août 2008 a instauré un droit pour tout enfant scolarisé dans une école maternelle ou élémentaire publique ou privée sous contrat à bénéficier d’un service d’accueil gratuit en cas d’absence imprévisible de son professeur ou en cas de grève.

Le seuil des 25 % de grévistes
En cas de grève, les communes sont désormais tenues d’assurer un service d’accueil des enfants lorsqu’au moins 25% des enseignants se sont déclarés grévistes dans l’école. Cette proportion s’apprécie pour chaque école et non par commune. Les communes doivent alors informer les familles des modalités d’organisation de l’accueil des enfants.

Le lieu d'accueil des enfants
Les communes déterminent librement le lieu d’accueil des enfants. L’accueil peut se faire dans les locaux de l’école y compris lorsque ceux-ci continuent d’être utilisés en partie par les enseignants non grévistes. L’ensemble des enfants concernés par le service d’accueil d’une commune peut être regroupé dans un même lieu.
L'établissement de la liste des personnes assurant le service d'accueil
Le maire doit avoir établi en amont une liste de personnes susceptibles d’assurer le service d’accueil en veillant à ce qu’elles possèdent les qualités nécessaires pour accueillir les enfants.
Une circulaire du 26 août 2008 précise que la commune peut ainsi faire appel à des agents municipaux, des animateurs d’associations gestionnaires de centres de loisirs, de parents d’élèves, d’étudiants, d’enseignants retraités,...
Cette liste doit être transmise à l’autorité académique qui s’assure que ces personnes ne figurent pas dans le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes.
La compensation financière
Une compensation financière est versée par l’État à chaque commune qui a mis en place le service d’accueil. Cette compensation est fonction du nombre d’élèves accueillis.
Le décret n°2008-901 du 4 septembre 2008 indique les sommes allouées et les conditions de versement de la compensation.
Pour lire la circulaire du 26 août 2008 cliquez ici